Histoire
Notre association est née de la réunion de luxembourgeois d’origines diverses et d’étrangers qui ont fait le constat qu’au Luxembourg les nationalités sont nombreuses mais les interactions entre les cultures sont encore limitées. Il est quasi établi que les populations ne se côtoient pas, chacun vit dans son milieu social, plus ou moins aisément, et n’a que peu de connaissance des problématiques de l’autre. C’est pourquoi nous souhaitons participer à un échange actif entre les nationalités et les générations.
Notre histoire commence en 2006 par la réunion de sportifs d’horizons divers, expatriés ou natifs du Luxembourg et tous passionnés d’arts martiaux, notamment la capoeira.
De la réunion de tous ces sportifs, un constat commun s’établissait : le Luxembourg est multiculturel et diversifié dans sa population faite de nombreuses facettes souvent méconnue par un autre large pan de la population.
Après de nombreuses années dans le milieu associatif, ces jeunes ont été confrontés à la nécessité d’apporter leur pierre à la construction d’une société luxembourgeoise ouverte et davantage tournée vers les autres. Il fallait œuvrer avec les institutions à l’intégration et à la cohésion sociale pour tous.
Parfois, les chiffres bousculent les idées reçues. Coincé entre l’Allemagne, la Belgique et la France, le Luxembourg, petit pays parmi les plus prospères du monde, évoque d’ordinaire l’opulence, avec ses banques et ses fonds d’investissement, voire ses allures de paradis fiscal. Au Grand-Duché, pourtant, comme partout ailleurs, la richesse est aléatoire. Selon une étude de la Chambre des salariés, le risque de pauvreté des travailleurs luxembourgeois est même supérieur à celui de l’ensemble des pays de l’Union européenne. En l’espace de dix ans, de 2003 à 2013, ce risque a fait un bond de 41 %.
Au Luxembourg, compte tenu du niveau de vie élevé de la population, les différences de revenus peuvent rendre l’exclusion sociale plus violente qu’ailleurs.
Même le fait d’avoir un emploi, ne met pas les résidents luxembourgeois à l’abri du risque de pauvreté : 11,2% des personnes occupées de plus de 18 ans sont en risque de pauvreté, ce qui, après la Grèce, est le taux le plus élevé dans l’UE15.